Tempus fugitVoilà une nouvelle qui va faire plaisir aux amateurs de bon temps et de détente, c’est une seconde de gagnée cette année ! Elle prendra effet le 31 décembre entre 23h 59mn 40s et minuit.
Ce temps en plus n’a rien à voir avec la minute de soleil en plus telle qu’on vous l’annonce à la fin de la météo d’Evelyne Dhélia par exemple ! Non, il s’agit là d’un ajustement temporel… Arsène vous propose à cette occasion un petit voyage dans le temps !
La mesure du temps est une préoccupation majeure de l’homme et ce, depuis les origines. L’organisation religieuse, sociale et économique en dépendait. Mais comment mesurait-on le temps ?
Initialement, l’homme se référait à son observation de la nature pour être en mesure de dater un événement et de le situer. Puis, il a pris comme repère le soleil ou la lune pour définir un écoulement du temps plus précis. Dans le cas de l’heure solaire, l’apogée de cet astre indiquait le midi dont on déduisait 12 heures plus tard le minuit. Est-ce que tout le monde suit ?
Pour favoriser et instituer durablement des pratiques religieuses, le calendrier vit le jour dans de nombreuses civilisations. Mais la division d’une année en jours ne coïncidait pas exactement avec le rythme du soleil ! Bah oui, Evelyne Dhéliat, dans sa météo, nous apprend bien que les jours sont plus longs en été qu’en hiver ! Les conséquences ? Par exemple, si on devait suivre le calendrier solaire, le jour de Noël ne serait pas toujours le même, il pourrait même accuser une petite semaine de retard ! Alors en même temps, c’est pas dramatique en soi mais c’était perturbant pour les hommes d’Eglise. Remarquez que le calendrier musulman est encore lunaire ce qui explique que les dates du Ramadan fluctuent d’une année sur l’autre.
Vous l’aurez compris cette méthode n’était pas très fiable. C’est à ce moment que l’homme s’est dit qu’il serait pas mal de créer lui-même ses instruments de mesure.
Petit saut temporel, ce billet le permet: Arsène vous passe la clepsydre, le sablier et autres horloges mécaniques pour en arriver directement au système de mesure du temps actuel.
Comment procède l’horloge parlante pour nous délivrer l’heure avec autant d’aplomb ? Le temps est aujourd’hui mesuré grâce à un système basé sur les vibrations des atomes. Des horloges atomiques, au nombre de 250 sur la surface du globe, permettent de donner l’heure précisément, c’est l’UTC. Arsène ne s’étendra pas davantage sur le sujet, car bien incapable de vous en dire davantage ! Arsène entend encore résonner la voix nasillarde de Mme P*, mi-fossile, mi-professeur de SVT: « Arsène, c’est encore pas pour cette année le Nobel ».
Remettre les pendules à l’heure de temps en temps, c’est en quelque sorte le travail de Daniel Gambis. Cet astronome de l’Observatoire de Paris veille à ce que l’heure de la Terre coïncide avec celle de l’horloge atomique, qui est la référence. Les rotations de la Terre sur elle-même sont bien trop irrégulières et elles ont même tendance à ralentir en raison des effets d’attraction avec la lune. Pour corriger les variations de la rotation de la planète bleue, on ajoute du temps ! Au passage, il serait bien vert Lamartine et tous les romantiques derrière lui d’apprendre une telle nouvelle…
Sachez que l’écart entre l’UTC et l’heure de la Terre ne doit jamais excéder plus d’une seconde. Le dernier ajustement remonte à 2005, il faudra attendre 2012 ou 2013 pour le suivant.
Et pour ceux à qui échapperait encore l’utilité d’un tel ajustement temporel, Arsène vous propose un QCM:
Allez, Arsène vous laisse encore une seconde pour trouver !
Pour finir, une seconde de plus, c’est anecdotique, faites-en ce que vous voulez, c’est bien connu: « chacun voit midi à sa porte » !
bon article. Bravo Arsène,
PS, à part peut-être cette phrase : « La mesure du temps est une préoccupation majeure de l’homme et ce, depuis les origines. »
Miranda for your service
Miranda n’aime pas les poncifs ! Zut alors !